fév

28

Installer une carte Wifi PCMCIA Ralink RT2400 sous Debian

Dernier défi en date pour ma Debian unstable, l’installation de la carte Wifi PCMCIA que j’avais eue à l’achat de mon Packard Bell il y a déjà plus de trois ans… Ben quoi, tout le monde n’a pas la nécessité du Wifi chez lui, non ?

Mon système: Debian unstable avec Kernel 2.6.22-2

1. Prérequis : Spécificités de la carte PCMCIA

Pour obtenir des informations sur votre carte, dans un terminal :

# lspci

Après recherche dans les informations, j’ai trouvé la ligne relative à la carte

02:00.0 Network controller: RaLink Wireless PCI Adapter RT2400 / RT2460

A ce point, on sait que la carte est à base de chipset Ralink RT2400. Bon point, Ralink propose des drivers pour les systèmes Linux, disponibles qui plus est dans les dépôts.

2. Téléchargement du driver

La solution la plus simple reste de télécharger le paquet binaire plutôt que les sources en .tar.gz.
Pour info, j’ai testé l’installation avec le paquet rt2400-source sans résultat.
Je me suis donc orienté vers le paquet rt2x00-source plus adapté aux noyaux 2.6.22 et 2.6.23.

# sudo aptitude install rt2x00-source_2.0.12+git20071103-3_all.deb

Une fois le paquet installé

# cd /usr/src

Vous y trouverez une archive nommée rt2400.tar.gz. Décompressez la et placez les fichiers dans /usr/src/modules/rt2400/ .

3. Préparer et installer le module pour le noyau

Assurez vous de posséder les paquets module-assistant et linux-kernel-headers-* correspondant à votre noyau.

Placez vous dans /usr/src/modules/rt2400 puis construisez le module

# module-assistant prepare
# module-assistant build rt2400

Un paquet.deb est alors construit et est placé dans /usr/src de type rt2x00-modules-.deb.
Installez le :

# dpkg -i rt2x00-modules-.deb

Voici le module spécifique à votre noyau installé, votre carte est maintenant fonctionnelle.

4. Configurer le réseau

Mon fichier /etc/network/interfaces est le suivant :

# This file describes the network interfaces available on your system
# and how to activate them. For more information, see interfaces(5).

# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback

auto dsl-provider
iface dsl-provider inet ppp
pre-up /sbin/ifconfig eth1 up # line maintained by pppoeconf
provider dsl-provider

5. Scanner et découvrir le réseau

J’ai utilisé le logiciel wifi-radar pour trouver les réseaux sans fil disponibles :

# aptitude install wifi-radar

Pour un réseau wifi public (celui de l’école), dans les paramètres du réseau trouvé, j’ai spécifié :

- Wifi options : Mode auto, Channel auto, Security Open
- No WPA
- Automatic Network Connection (DHCP)
- Et je n’ai pas touché à « Connection commands »

Le tour est joué, ma carte est installée et fonctionnelle sur ma Debian, j’ai donc pu rédigé ce billet !

Si cet article pouvait être utile pour certains d’entre vous….

fév

28

Le visuel de Liferea est trop sobre ? Changez le !

ImageShack

J’ai eu l’occasion de lire un article intéressant ces derniers jours concernant l’univers du libre. (en fait il y en a une multitude mais bon.. J’ai trop peu de temps pour parler de tout…)

Advaya nous parle sur Artisan Numérique de la personnalisation visuelle de Liferea, le lecteur de flux RSS open source disponible sous Linux et celui que j’utilise par ailleurs sur ma Debian.

De quoi offrir un petit rafraîchissement à un visuel par défaut beaucoup trop sobre. Un vrai bon conseil, en somme, et une occasion de manipuler un peu les fichiers de configuration et de remettre les mains dans le cambouis…

Travailler les notions de bidouillage et contempler le résultat: elle est pas belle la vie ?

A propos de RSS, vous avez lu ce billet ?

Prochaine étape: installer ma carte wifi PCMCIA à base de chipset Ralink RT2400… Pas gagné :/

fév

9

Another Pinky Punky change de peau.. (à nouveau !)

J’avais bien accroché à mon thème précédent, HemingwayEX, et j’avais pas mal bossé dessus, ça m’avait pris un temps fou.. (et autant de boulot « professionnel » en retard du coup !)

J’ai ensuite été affecté à Chaumont en tant qu’élève gendarme et je n’ai plus eu le temps de m’occuper de rien. Etant bientôt quitte avec le bilan étape de la formation, je vais avoir plus de temps pour bloguer à nouveau, probablement quotidiennement.

Pour « fêter » ce retour à mon activité préférée, j’ai choisi de changer le design d’Another Pinky Punky pour revenir à un thème plus conventionnel.

J’en ai également profité pour mettre à jour tous mes plugins WordPress car j’avais un retard certain pour quelques uns !
Mise en place également de mes derniers tweets dans un billet quotidien automatiquement.
Par contre, je n’ai pas upgradé ma version de WordPress.

Qu’en pensez vous ? Sachant que je bosserai petit à petit sur l’arrangement du thème, probablement en le faisant tourner en local sur ma Debian.

L’activité reprenant petit à petit, pourquoi ne pas vous abonner au flux RSS du blog afin d’être informé des mises à jour du site ?

ImageShack

oct

25

Epiphany: le navigateur internet de Gnome

Epiphany est le navigateur web de l’environnement de bureau GNOME équipant par défaut les distributions GNU Linux proposant cet environnement graphique. Son ergonomie et ses performances en font un logiciel incontournable dans le paysage des navigateurs au même titre que Mozilla Firefox.

Historique et développement

Initié par Marco Pessenti Gritti en novembre 2002, il s’agit d’un projet ayant pour but la création d’un navigateur internet léger, performant et accessible à tous.

Epiphany a été intégré pour la première fois à Gnome 2.4 sorti en septembre 2003. Il est aujourd’hui disponible dans plus de soixante langues dont le français.

Le navigateur Epiphany a depuis ses origines été basé sur le moteur de rendu Gecko, développé par Mozilla,  qui permet l’affichage et le rendu des pages web.

Après sept années de bons et loyaux services, c’est Webkit, un moteur de rendu open source équipant notamment les navigateurs Safari d’Apple et Chrome de Google, qui a été choisi pour incarner l’avenir du navigateur de GNOME.

La dernière version stable d’Epiphany équipée de Gecko sera la version 2.26.3. Webkit a pris le relais avec l’arrivée de GNOME 2.28 au mois de septembre 2009.


epiphany web browser


Fonctions principales

Epiphany embarque toutes les fonctions que l’on est en droit d’attendre d’un navigateur internet moderne, parmi lesquelles:

la navigation par onglets, ceux-ci étant réorganisables par simple glisser/déposer

la possibilité d’associer les marque-pages ou signets à des mots-clés et des catégories pour organiser plus efficacement ses pages favorites

l’utilisation d’extensions

la gestion des cookies

un système de blocage efficace des pop-ups et des publicités telles que Google Adsense

la possibilité d’effectuer une recherche directement de la barre d’adresse

un vérificateur d’orthographe, malheureusement le logiciel ne propose pas encore de solution de remplacement des termes erronés

la restauration de la session en cas de plantage du navigateur

la gestion des flux RSS et ATOM, peut être utilisé avec l’excellent logiciel Liferea

un gestionnaire de téléchargements

l’intégration d’un barre de signets horizontale affichant vos liens préférés en dessous de la barre d’adresse



Panorama des extensions disponibles


Epiphany, comme tout bon navigateur internet, propose plusieurs extensions disponibles à partir d’un paquet distinct (epiphany-extensions).

Parmi elles, certaines sont indispensables au grand public, d’autres un peu moins et sont plutôt plébiscitées par les utilisateurs ayant des besoins spécifiques. Etat des lieux.


Parmi les extensions nécessaires ou conseillées afin de s’assurer d’un certain confort et de profiter pleinement de votre expérience d’internaute, nous pouvons citer l’abonnement aux flux de nouvelles (RSS et ATOM) dans votre lecteur RSS favori, le bloqueur de publicités qui est très efficace, le défilement automatique ou à la souris des pages web, epilicious qui permet de synchroniser ses signets avec des sites de partages notamment delicious, l’extension états des onglets qui signale la présence de nouveaux contenus dans un onglet en arrière-plan, Greasemonkey est une extension qui lance des scripts utilisateurs pour modifier le comportement des pages web (par exemple, modifier l’interface de Gmail), informations diverses sur les liens et médias contenus dans les pages que vous visitez, le rafraîchissement automatique des pages, le visionneur de licence qui affiche la licence Creative Commons du site si celle-ci est disponible.


Pour les utilisateurs avertis, l’équipe en charge du projet Epiphany a mis à disposition certaines extensions plus spécifiques. Cette liste n’est pas exhaustive: l’exécution de commandes arbitraires à partir du menu contextuel, accès à la console du greffon Java, affichage d’une console Python interactive, édition des droits d’accès et permissions sur les sites, le visionneur d’erreurs sur les pages, Seahorse qui permet de gérer ses clés PGP encryptées. Seahorse est également un projet inclus à part entière dans GNOME.


Epiphany extensions

Installation

Pour installer le navigateur, deux solutions se présentent à vous: le gestionnaire de paquets Synaptic (Système -> Administration) qui vous permet d’installer et de désinstaller vos programmes en toute simplicité ou l’emploi du terminal et de la ligne de commande:

$ sudo apt-get install epiphany-browser epiphany-extensions

Aucune autre opération n’est nécessaire et le navigateur est d’ores et déjà utilisable en langue française.


Concernant les utilisateurs d’autres environnements de bureau tels que KDE ou XFCE, l’installation est bien évidemment possible.

Pour activer les extensions, il suffit se cocher celles que vous souhaitez à partir du menu (Outils -> Extensions).


Résolution de problème: Epiphany démarre mode déconnecté par défaut

Epiphany fonctionne de pair avec Network Manager, l’outil de gestion des réseaux inclus par défaut au sein de Gnome.

De ce fait, si vous gérez vos connexions autrement qu’avec Network Manager, il y a de fortes chances que, par défaut et tout comme le logiciel de gestion de courriers Evolution intégré depuis Gnome 2.8, le navigateur Epiphany se lance en mode déconnecté.

Pour remédier au problème, la solution est très simple:

- utiliser l’éditeur de configuration (Applications -> Outils système) ou lancer la commande

$ gconf-editor

Vous vous retrouverez dans une arborescence et suivrez le chemin: /apps/epiphany/general

Décochez la case managed-network (voir ci-dessous) et Epiphany se lancera alors en mode connecté par défaut.

Epiphany Gconf

Conclusion

Pour l’utilisateur désireux de vivre une pleine expérience de la sphère des logiciels libres, le navigateur web Epiphany fait partie de ces logiciels dont la qualité n’a pas à pâlir face à ses « concurrents ». En développement constant et présentant des améliorations et petites nouveautés à chaque sortie de l’environnement de bureau GNOME auquel il est intimement lié, c’est un logiciel à ne pas négliger et qui présente toutes les qualités pour devenir votre outil de navigation idéal.


Sources: Epiphany the web browser for the GNOME desktop

http://projects.gnome.org/epiphany/

Epiphany sur Wikipédia

http://en.wikipedia.org/wiki/Epiphany_(browser)

Epiphany sur la Documentation Ubuntu Francophone

http://doc.ubuntu-fr.org/epiphany