Avant propos: L’article rédigé ci-dessous porte sur l’installation du logiciel propriétaire Adobe AIR. Même si Adobe a rejoint la Linux Foundation au mois de mars 2008, le moteur d’exécution Adobe AIR n’est pas un logiciel libre. Merci de ne pas venir polluer le billet en rentrant dans la polémique.

De plus, une des manipulations décrites ci-dessous nécessite des droits superutilisateurs, donc méfiance, comme d’habitude.

Adobe Air

Grâce à l’environnement d’exécution Adobe® AIR™, vous disposez en permanence de vos applications web préférées. Les applications créées pour Adobe AIR s’exécutant sur votre poste de travail sans navigateur web, elles vous procurent la commodité des applications bureautiques [1].

Qu’est ce que cela signifie ?

De pouvoir utiliser une interface via une machine virtuelle permettant de faire tourner des applications telles que Twitter, Facebook ou encore eBay hors du contexte du navigateur internet. C’est ce que l’on appelle les interfaces riches [2].

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

La Linux Foundation est un « consortium à but non lucratif dont l’une des missions est d’accélérer l’adoption des systèmes d’exploitation à base de Linux dans tous les secteurs de l’informatique »[3]. Avant d’être fonctionnel sur les sytèmes Linux à partir du mois d’avril 2008, Adobe AIR n’était uniquement disponible que pour Windows et Mac. L’entrée d’Adobe à la Linux Foundation [4] a été déterminant dans sa volonté de rendre disponible son application sur un système très minoritaire en terme d’utilisateurs et de parts de marché. Les premières distributions sur lesquelles Adobe Air a été rendu disponible sont Ubuntu, Fedora et Open Suse.

Le moteur d’environnement Adobe AIR est distribué gratuitement.

Téléchargement et installation d’Adobe Air 1.5.1 sur un système Ubuntu ou Debian : [3]

En premier lieu, il faudra s’assurer de désinstaller toute installation préalable de la version Alpha ou bêta d’Adobe Air que vous aviez peut être préalablement installée. Pour exécuter cette commande, il  vous faudra accéder au terminal (Applications → Accessoires → Terminal ou Alt+F2 et tapez gnome-terminal).
La commande, précédée de « sudo », signifie que des droits superutilisateurs sont nécessaires à sa bonne exécution et que vous devez être vigilant quant à son emploi.

$ sudo dpkg –r adobeair-enu

Rendez-vous sur la page de téléchargement du site Adobe (http://get.adobe.com/fr/air/) pour télécharger l’application . Votre système Ubuntu sera détecté automatiquement. L’application pèse 13 Mo.
Il faudra ensuite vous rendre dans le dossier où l’application a été téléchargée. Par défaut, tous les fichiers téléchargés se trouvent dans votre répertoire personnel. Comme un terminal a été ouvert précédemment, nous allons nous placer dans ce répertoire. Nous considérons que l’utilisateur se nomme « user ». La commande pour nous rendre dans son répertoire personnel est la suivante:

$ cd /home/utilisateur

Deux solutions se présentent à l’utilisateur. La première est d’installer directement Adobe AIR en tant que superutilisateur, soit de l’installer en tant qu’utilisateur et dans ce cas le mot de passe administrateur vous sera demandé par l’installateur graphique. Nous choisirons ici la première solution.

$ sudo chmod +x AdobeAIRInstaller.bin

Concernant l’installation en elle-même, il vous suffit ensuite de suivre les instructions qui s’affichent à l’écran:

$ ./AdobeAIRInstaller.bin

L’application est installée par défaut dans le répertoire /opt qui est réservé à l’installation de logiciels d’applications supplémentaires.
Une fois l’installation terminée, deux entrées sont créées dans le menu Applications -> Accessoires, l’une permettant l’installation de paquets .air et l’autre de désinstaller Adobe AIR.

A ce stade, le processus est terminé. L’environnement Adobe AIR est prêt à l’emploi et il est nécessaire maintenant d’installer une application dédiée afin de le faire fonctionner.

Nous choisirons d’installer l’une des meilleures applications disponibles afin de démontrer les qualités de l’environnement que vous venez d’installer: TweetDeck [5]. Cette application est gratuite.

Téléchargement et installation de TweetDeck

tweetdeck_logo

TweetDeck est une application Adobe AIR permettant d’utiliser de manière efficace Twitter.
Twitter est un outil gratuit de réseau social et de microblogging qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages, appelés des tweets (gazouillis en français), de 140 caractères maximum par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS.
TweetDeck vous permettra égaleement de partager avec vos amis photos, vidéos et liens.
Dans sa version actuelle, TweetDeck gère la gestion des groupes, le suivi de votre « timeline », des réponses qui sont apportées à vos messages, les messages qui vous sont envoyés directement par les autres membres, vos favoris… Il intègre également le moteur de recherches « Twitter search ».

TweetDeck

Petit plus, il affiche les statuts de vos amis Facebook qui vous permettent de les contacter directement par email ou de publier leur statut sur Twitter. Un simple clic sur leur nom vous emmènera sur leur page Facebook.
Les options sont complètent et variées, notamment au niveau de l’envoi d’images (les services TwitPic et Yfrog sont inclus) et des sites raccourcisseurs d’URL, bit.ly, tinyurl, tr.im, digg pour ne citer qu’eux.
Enfin, les notifications par pop-up des nouveaux tweets et statuts Facebook sont discrètes mais peuvent être désactivées. Les couleurs de l’interface sont personnalisables dans les réglages.

Pour installer TweetDeck, rendez-vous sur le site officiel [4] et cliquez sur le bouton téléchargement « Download now, it’s free » dans la partie supérieure droite de votre écran.
Comme il s’agit d’une application AIR, il n’y a aucune distinction entre les différents systèmes. Cette version est parfaitement compatible avec votre système Ubuntu.
Adobe AIR ayant géré durant son installation l’association des types MIME de voitre système Ubuntu, les applications sont automatiquement ouvertes avec le logiciel adéquat.
Pour terminer, si vous téléchargez un paquet AIR, rendez vous dans le menu Applications -> Accessoires -> Adobe AIR Application Installer et choisissez le paquet à installer.

Conclusion

Ubuntu regorge d’une grande variété de logiciels à travers les paquets disponibles dans les dépôts. L’application Adobe Air proposée dans cet article vous montre que d’autres solutions existent pour votre système et qu’une autre technologie pourra se révéler complémentaire comme avec cet exemple de l’application TweetDeck.
Même si la limite que verront certains se trouve dans l’installation d’une application tierce à votre système Ubuntu, il reste un excellent compromis pour celui voulant assurer une veille technologique ou garder le contact avec ses amis.
Pour utiliser Twitter en choisissant un logiciel dans les dépôts officiels, vous aurez la possibilité d’essayer gtwitter ou twitux. Il existe également Gwibber qui est un logiciel disponible dans les dépôts universe et qui s’avère être un logiciel de qualité, même s’il convient à un usage plus basique de Twitter [6].

[1] Site officiel de Adobe Air http://www.adobe.com/fr/products/air/everyone/
[2] Les interfaces riches http://fr.wikipedia.org/wiki/Rich_Internet_Application
[3] http://www.generation-nt.com/commenter/canonical-linux-foundation-actualite-139011.html
[4] Site officiel de la Linux Foundation http://www.linuxfoundation.org/
[5] Tweetdeck http://tweetdeck.com/beta/
[6] Twitter et la documentation Ubuntu francophone http://doc.ubuntu-fr.org/twitter

Petite astuce sous Debian et Ubuntu permettant de connaître les 50 paquets (ou autant que vous voulez) les plus gourmands en espace disque :

$ dpkg-query --show --showformat='${Package;-50}\t${Installed-Size}\n'  | sort -k2 -n

L’ordre peut être inversé en ajoutant l’option r en fin de ligne.

Chez moi, les gagnants sont :

linux-image-2.6.26-2-686                           58236
inkscape                                                              60280
evolution-common                                        61776
acroread                                                             85776
openoffice.org-core                                     104996

Pratique pour faire la chasse aux paquets inutiles et nettoyer un peu le système :-)

Via l’excellent [shell-fu] $

 

Pour des raisons qui me sont propres et en ne voulant aucunement rentré dans la comparaison Debian et son populaire dérivé Ubuntu, j’ai réinstallé le système d’exploitation Debian, après un premier essai lors de la sortie de la version stable Etch en 2007.

Mais étant plutôt à l’aise avec cette distribution et ne l’utilisant uniquement sur mon PC personnel, je suis directement passé à la version de test de la prochaine version de Debian: Squeeze.

Pour commencer, je précise que j’ai réinstallé la distribution à partir des DVD de Debian Etch. Les paquets étant mis à jour automatiquement lors de l’installation, je me suis retrouvé à la fin de la procédure avec une Debian Lenny, ce qui est une chose très agréable.

J’ai ensuite fait la mise à jour de la version stable à la version testing. Connaissant la méthode, j’ai voulu appronfondir un peu mes connaissances, notamment au niveau de la priorité des paquets.

Après avoir effectué une rapide recherche, je suis tombé sur un tutorial intitulé « Debian Testing: Comment l’utiliser efficacement ? » publié sur Linux on the Root.

Voici le sommaire:

Sommaire :

Le tutorial est très complet et ne manquera pas d’apprendre aux nouveaux arrivants quelques ficelles du système. J’ai appris beaucoup de choses ! Il est par ailleurs disponibleen téléchargement au format PDF à la fin de l’article original.

Vous voilà prêt à construire un système Debian fonctionnel avec des applications plus rapidement à jour que dans la version stable et surtout sans ommettre de bénéficier de la solidité éprouvée de la distribution.

Voici le contenu du fichier /etc/apt/sources.list qu’il m’a été possible d’éditer. Le fichier preferences nécessaire au bon fonctionnement de l’ensemble est celui proposé par l’auteur de l’article.

La version stable de base utilisée est Debian Lenny.

## Stable (Lenny)
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main non-free contrib
# deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main non-free contrib

## Testing (Squeeze)
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze main non-free contrib
# deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze main non-free contrib

## Unstable (Sid)
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free
# deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free

## Security
deb http://security.debian.org/ squeeze/updates main contrib non-free
# deb-src http://security.debian.org/ squeeze/updates main contrib non-free

deb http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free
# deb-src http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free

## Multimedia
deb http://www.debian-multimedia.org/ lenny main
deb http://www.debian-multimedia.org/ squeeze main
deb http://www.debian-multimedia.org/ unstable main

## Experimental
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ experimental main

 

Tout commentaire ou remarque est évidemment le bienvenu. :-)

J’ai découvert un utilitaire qui permet, à la base, de traquer et de supprimer les fichiers dupliqués au sein d’un répertoire. Il s’agit du logiciel FSlint.

Bon, une chose est sûre, mieux vaut l’utiliser dans votre répertoire personnel afin d’éviter toute mauvaise manipulation.

FSlint permet bien sûr plusieurs autres possibilités de nettoyage que les simples duplicata de fichiers, il autorise également les recherches sur les paquets installés, les mauvais noms, les conflits, les fichiers temporaires, les mauvais liens symboliques, les mauvais identificateurs, les répertoires vides et les blancs d’espacement redondant.

Attention toutefois lorsque vous envisagez de détruire certains fichiers. Par exemple, dans ma recherche de répertoires vides, le logiciel m’a trouvé les dossiers incoming et temp de aMule. Donc méfiance avant d’appuyer sur le bouton Détruire, vérifiez bien les résultats de recherches.

Simple d’utilisation, FSlint est un bon utilitaire de nettoyage pour qui veut dépolluer un peu son répertoire /home, les résidus de programmes devenant vite légions si la commande de désinstallation passe par remove plutôt que par purge.

Pour l’installation sur Debian comme sur Ubuntu, une seule commande, comme d’habitude:

$ sudo aptitude install fslint

On fait tout un foin en ce moment d’Adobe Air et des clients Twitter développés pour cette plateforme: Twhirl, Alert Thingy ou encore Spaz.

Moué. Adobe Air est encore une comédie sous Linux et quand bien même, quand on s’évertue à avoir un système libre, je n’irai pas chercher de logiciels propriétaires pour faire tourner une usine à gaz pour simplement utiliser Twitter.

Quoi ? Mais non je ne suis pas énervé !

Je veux donc vous faire découvrir la simplicité pour une utilisation de Twitter intégrée à votre environnement de bureau Gnome. Look minimaliste et efficacité, voici le sobrement dénommé gTwitter.

L’installation sur votre système est très simple, en superutilisateur dans un terminal:

$ sudo apt-get install gtwitter

Pour une utilisation de base de Twitter, franchement restons simple, gTwitter est très suffisant.

Voir un billet intéressant chez Linux.com concernant les clients Twitter pour systèmes Linux.

Ce billet est obsolète, je vous conseille de consulter cet article plus récent:

http://www.nolifeclub.org/linux/utiliser-debian-squeeze-debian-testing/

Je ne vais pas présenter Debian à travers cet article, je vais simplement mettre à disposition le sources.list de base pour une bonne utilisation d’une Debian testing avec le dernier noyau unstable :

Modificatif : A ce jour, le package pinning n’est pas nécessaire car les versions du noyau testing et sid sont identiques.

##Debian testing
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free
#deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free

##Debian Kernel
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free

##Security
deb http://security.debian.org lenny/updates main contrib non-free
#deb-src http://security.debian.org lenny/updates main contrib non-free

##Multimedia
deb http://www.debian-multimedia.org testing main

Pour l’utilisation du dernier kernel qui va bien et ainsi mixer les distributions, il faut créé dans /etc/apt un fichier preferences et insérer ce contenu :

Package: linux-image-2.6.*
Pin: release a=unstable
Pin-Priority: 500

Package: *
Pin: release a=testing
Pin-Priority: 990

Qu’est ce que ça signifie ?

500 : Toute version du package supérieure à celle présente sera installée.
990 : Le package ne pourra être remplacé que si une version supérieure est disponible dans la distribution « préférée ».

Pour plus d’explications sur le package pinning, Another Debian Site (Andesi) présente un article fort intéressant !

Amusez vous-bien et n’hésitez pas à faire un petit retour d’expérience