Je viens de vivre l’une des expériences les plus ahurissantes de toute ma vie hier au centre de parachutisme de Estrées-Mons, dans la Somme: mon premier saut en tandem.

C’est ma délicieuse femme qui a eu la brillante idée de m’offrir ce premier saut en parachute grâce à Chute libre.net.

Chute libre.net, qu’est ce que c’est ? Du parachutisme low-cost ?

Non, carrément pas. Il s’agit d’une « structure professionnelle d’enseignement du parachutisme. Tous les moniteurs sont diplômés d’Etat et encadrent leurs élèves du premier saut au perfectionnement dans différentes disciplines de compétition » sous l’égide du Ministère de la Jeunesse et des Sports et de la Fédération Française de Parachutisme.

Petit récit d’une expérience pas comme les autres.

En arrivant, tu es tout de suite dans l’ambiance sports extrêmes et détente: un hangar complet où sont parkés deux avions, des canapés qui ont fait leur temps mais qui donnent du cachet à l’ensemble, dont un donnant sur le tarmac, des para qui préparent le matériel, des clients qui essaient de camoufler leur stress -ou pas-, des sourires et des conversations sans formalisme avec des passionnés et professionnels.

Une fois passé par le box de chute libre.net, un certificat médical et une petite formalité administrative sont nécessaires, où j’ai été reçu par un des membres de la  boîte, place à un petit briefing de 5 minutes (oui oui, pas besoin de plus pour un saut en tandem) où l’on se voit expliquer comment va se passer le saut, les positions à adopter à la sortie de l’avion, lors de la chute libre puis une fois la voile déployée et  à l’atterrissage, avec en prime une petite répétition ventre au sol de la position horizontale lors de la chute.

Après le petit brief, un appel « Julien ? Salut c’est Guéna, on va sauter ensemble ». C’est Gwenael Bagate, qui gère chute libre.net. Petit, ultra détendu, respirant la bonne humeur, souriant et près de 6000 sauts au compteur, il est là pour mettre en confiance, avec le petit mot rassurant, c’est déjà l’heure de s’équiper et direction l’avion.

Dans l’avion, un monomoteur à hélice bruyant et rustre, deux tandems, trois solos et un caméraman pour le reportage vidéo (que j’ai choisi de ne pas faire). Et c’est parti, décollage.

Ambiance bon enfant, mon moniteur dans le dos en train de manger un sandwich « désolé, je finis de manger », j’ai senti le stress monté lors de l’ascension d’environ 15 minutes. Puis est venu le temps où le sort est scellé, harnaché que j’étais à Gwenael « ça y est, si je saute, tu sautes« . Puis le temps est annoncé « trois minutes« : de quoi te donner envie de faire marche arrière. Mise en place des lunettes, tapes amicales à la main des autres parachutistes, la porte s’ouvre… et tu demandes vraiment ce que tu fous là ! :mrgreen:

4000 mètres d’altitude.

Et de un départ puis de deux et de trois, puis mon tour. On pivote et on s’assied, les pieds dessous l’appareil, on s’accroche au harnais. Pas le temps de dire ouf que Guéna a donné l’impulsion, à peine parti que tu vois l’avion qui s’éloigne très -très- vite au-dessus, la sensation est indescriptible, tu ne sais plus où t’habites.

Au bout de quelques secondes, une fois à l’horizontale, la petite tape sur l’épaule te fait comprendre que tu peux écarter les bras. L’impression de voler est là. Un petit signe des mains de ton ange gardien (oué, je pense qu’on peut le dire dans cette situation) pour voir si tout va bien et surtout profiter de cette chute de 50 secondes à 200 km/h

Et c’est déjà le moment d’ouvrir la voile. Et les sensations euphorisantes de la chute sont remplacées en un instant par le silence et la sensation de liberté. Un moment magique.

Guéna m’invite à prendre tranquillement les commandes, quelques virages de gauche et de droite, resserrés, avec cette sensation d’être pris dans un tourbillon, de plus en plus vite, puis on redresse avec cette sensation d’apesanteur prenant au ventre.

Quelques minutes de bonheur pour profiter de la vue et d’échanger quelques mots avec le moniteur avant, déjà, d’atterrir en douceur, la tête encore toute retournée.

De vraies sensations inoubliables qui ne donnent que l’envie de recommencer.

Bon allez, je ne fais pas de publicité mais je vous conseille de passer par chute libre.net, que ce soit pour un saut en tandem, un saut d’initiation ou un stage de Progression Accompagnée en Chute.

Pour plus d’info et réservations, n’hésitez pas à visiter le site du centre et à contacter Gwenael, c’est vraiment une expérience à vivre.

Crédits photos: Gwenael Bagate, Chutelibre.net